Dans le cadre des Matinales, Territoires Soixante-Deux recevait le 25 septembre dernier, Laurent Rousseau, du Groupe Egis pour une conférence sur la mobilité.

Vaste sujet que celui de la mobilité : pour Laurent Rousseau « la mobilité n’est pas un but en soi, elle doit toujours servir un projet. »

Comme pour la densité, la mobilité est avant tout une question de perception. D’ailleurs, les notions d’écologie et d’économie sont souvent des thèmes associés à la mobilité. On parle de réduction des flux. Plusieurs approches ont donc été évoquées : travailler sur la sphère de proximité, modifier les habitudes de trajets, d’horaires, rendre les transports en commun plus attractifs et créer des polarités urbaines, des aires de services.

La problématique du stationnement a fait également débat. L’idée est qu’il faut tendre vers une déconnection du lieu où l’on roule, du lieu où l’on stationne, à la fois dans les zones d’habitat et d’activités économiques. Oser les aménagements innovants pour valoriser les modes doux. A nouveau, la perception du temps de trajet est alors mieux acceptée (donner des choses à voir sur l’itinéraire piéton pour avoir l’impression de ne pas « perdre son temps »).

Pour Laurent Rousseau, il faut concevoir la mobilité comme une révolution, à l’instar de Jérémy Rifkin et sa 3ème révolution industrielle, la mobilité doit être réinventée

Enfin, pour Laurent Rousseau, il faut concevoir la mobilité comme une révolution, à l’instar de Jérémy Rifkin et sa 3ème révolution industrielle, la mobilité doit être réinventée. La difficulté est alors de trouver des lieux d’expérimentation mais aussi de réaliser les projets dans des délais très courts, afin qu’ils ne soient pas vécus comme un échec.

L’urbanisme doit redevenir un urbanisme de flux.